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Last Stop Before Madness

Rien n’est prêt. Tout peut arriver. Entrez.

Douze archétypes partagent une table trop opulente dans un décor de nature dévastée. L’égoïsme, la violence, la vulgarité et la primarité y cohabitent avec la grâce, la vertu et un humour presque involontaire. C’est une fresque satirique, très visuelle, où chaque excès révèle une faille et chaque faille une vérité. Et si tout n’était que laideur et désespoir, il resterait malgré tout une beauté possible — une forme de réjouissance au cœur même du désastre. Un banquet où l’on voit enfin ce que nous sommes, et ce que nous risquons de devenir.

Last Stop Before Madness est le duo formé par Félix Rigollot et Edward Creed. Leur travail, à la frontière de la performance, de la scénographie et de la recherche plastique, cherche une vérité brute : celle qui surgit juste avant le basculement. En mêlant violence, fragilité, humour et excès, ils créent des images et des situations où le monde se révèle dans ses contradictions les plus nues. Last Stop Before Madness, c’est ce dernier arrêt où l’on ose regarder ce qui déborde et où, paradoxalement, une forme de beauté demeure.

Edward CREED, Roma RANGER & Félix RIGOLLOT + participants à la performance

Nous avons voulu créer une scène où les archétypes ne sont plus des symboles abstraits, mais des corps pris dans une situation limite : partager une opulence absurde au milieu d’un monde détruit. Ce contraste nous permet de questionner frontalement nos contradictions contemporaines, où la jouissance côtoie l’effondrement sans jamais réellement s’y opposer. La table devient alors un champ de bataille intime, un lieu où égoïsme, violence, vulgarité et primarité se frottent à la grâce, à la vertu et à l’humour. En réunissant ces polarités, nous cherchons à montrer que le grotesque et le noble procèdent souvent de la même source : la manière dont l’humain tente de survivre. L’excès visuel n’est pas gratuit ; il révèle une vérité que la beauté sage ne pourrait pas dire. Le décor de nature dévastée agit comme un miroir de notre époque, mais aussi comme un espace de projection où chaque spectateur peut reconnaître ses propres tensions. Nous ne proposons ni morale, ni solution, mais l’examen lucide d’un banquet qui ressemble étrangement au nôtre. S’il reste de la joie, elle est désespérée ; s’il reste de l’espoir, il passe par la capacité à regarder la laideur sans détourner les yeux. Le spectacle assume ainsi une dimension satirique, presque anthropologique, qui découpe les comportements humains comme dans une fresque vivante. Ce que nous cherchons au fond, c’est à faire apparaître la beauté possible dans ce qui, a priori, n’en contient aucune.

AU PROGRAMME

  • 19h30 – Ouverture des portes 

  • 20h30 – Début de la performance

  • 22h – Fin de la performance

  • 00h – Fermeture des portes